« Refuge », une opération spéciale pour sauver les chauves-souris
Opération nationale coordonnée par la SFEPM (Société française pour l‘étude et la protection des mammifères), “Refuge pour les chauvessouris” est relayée en région par des associations naturalistes locales. En Bourgogne, c’est la SHNA (Société d’histoire naturelle d’Autun).
Objectif : protéger les chauves-souris tout en sensibilisant un maximum de personnes à leur caractère fragile.

Les propriétaires signent et s’engagent
« Cela passe par la signature de conventions à travers lesquelles les propriétaires (publics ou privés) s’engagent à respecter certaines règles de gestion qui sont favorables à leur présence », indique Lisa Leprêtre, chargée de mission à la SHNA. Comme, par exemple, ne pas utiliser de produits chimiques dans les jardins, limiter les éclairages nocturnes au strict minimum, faire attention si on a une colonie existante chez soi à ne pas la déloger et à conserver les accès qu’elle utilise…
Un petit panneau, apposé sur la façade, permet de valoriser l’engagement du signataire et, en même temps, d’interpeller les gens qui le verraient. À ce jour, 184 conventions “Refuge pour les chauves-souris” ont été signées en Bourgogne, dont 80 en Côte-d’Or. « Savigny-lès-Beaune est une des premières communes à s’être engagées avec nous. Le clocher de l’église abrite plusieurs colonies (grands rhinolophes, oreillards, pipistrelles…) C’est plutôt un lieu de mise bas, un site où les chauves-souris passent l’été, mettent bas leur petit (il y a en a un par an) et l’élèvent », souligne Lisa Leprêtre.
« elles sont mal vues et peu connues »
Ces conventions concernent des communes, des entreprises, des associations… mais aussi des particuliers. « Le but de l’opération Refuge – menée grâce au soutien des Départements de la Côte-d’Or, de l’Yonne et de la Nièvre – n’est pas lucratif. Il est d’aider les gens à mieux prendre en compte les chauves-souris. Il y a encore beaucoup de croyances qui font qu’elles sont mal vues et peu connues », poursuit-elle. Et de préciser que, « dans la grande majorité des cas, leur présence passe inaperçue, même s’il peut effectivement y avoir des dérangements si on a une très grosse colonie : les déjections peuvent devenir problématiques, mais il y a des solutions toutes simples à mettre en place pour protéger les sols et les charpentes ». Selon Lisa Leprêtre, « l’opération “Refuge” est ouverte à tout le monde. C’est vrai que c’est toujours un plus d’avoir des chauves-souris chez soi, mais ce n’est pas indispensable : on peut avoir aussi la volonté d’instaurer des conditions qui soient favorables à leur venue sans forcément avoir déjà une colonie dans son grenier ou sa cave »

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